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Allocution de M. l’Ambassadeur DENG Li au vernissage de l’exposition de photos « Mémoire d’Orient » commémorant le 80ᵉ anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre antifasciste mondiale
2025-09-18 00:06

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Bonjour et bienvenue à cette exposition.

La Seconde Guerre mondiale a pris fin il y a 80 ans. C’était un traumatisme de l’histoire humaine, un désastre infligé par les militaristes japonais et les fascistes allemands aux Chinois, aux Français, à tous les peuples. La Guerre de résistance chinoise a été une composante majeure de la guerre mondiale antifasciste, la Chine, le principal théâtre oriental, et le peuple chinois, le premier qui s’est soulevé contre l’agression extérieure. La guerre sur le sol chinois a duré le plus longtemps avec le plus lourd sacrifice. Nous les Chinois, nous avons apporté notre contribution à la victoire, à la paix mondiale, à la civilisation humaine, et à l’établissement de l’ordre international d’après-guerre. 

Le 3 septembre dernier, nous avons célébré à Beijing le 80ᵉ anniversaire de la victoire de la guerre. Le Président Xi Jinping a souligné à cette occasion que la Chine entend travailler avec tous les pays et peuples épris de paix pour apprendre de l’histoire, rendre hommage aux héros, chérir la paix et embrasser un avenir meilleur. Nous avons la détermination, la confiance et la capacité de prévenir la guerre par la force, et de défendre l’ordre international d’après-guerre et les acquis de la victoire, y compris la récupération de Taïwan.

L’exposition d’aujourd’hui a pour but de tirer les leçons du passé et de renforcer la compréhension mutuelle et la solidarité. Nous espérons faire mieux connaître et comprendre aux Français cette partie de l’histoire de l’Orient, trop souvent oubliée ou ignorée. À nous de restituer la vérité, de prôner la juste vision de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de défendre l’équité et la justice internationales, afin que les erreurs du passé ne se reproduisent plus jamais.

Côte à côte, la Chine et la France ont lutté contre le fascisme, travaillé à la création de l’ONU, signé la Charte des Nations Unies et instauré les principes fondamentaux régissant les relations internationales, tels que l’égalité souveraine, la non-ingérence des affaires intérieures et le règlement pacifique des différends. Depuis l’établissement de nos relations diplomatiques en 1964, nos deux pays ont toujours œuvré au maintien du système international centré sur l’ONU et de l’ordre international basé sur le droit international. Nous avons défendu le multilatéralisme, favorisé la réforme de la gouvernance mondiale, et travaillé à un monde multipolaire. Bref, nous nous sommes constamment engagés dans la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le monde.

Chaque génération a ses défis et ses missions. Nous avons intérêt à tirer les leçons de la Guerre et des évolutions des relations internationales. Plus précisément, poursuivre l’égalité souveraine, respecter l’état de droit international, porter le multilatéralisme, accorder la primauté au peuple et engager des actions concrètes. Voilà ce que propose l’Initiative pour la gouvernance mondiale, avancée récemment par le Président Xi Jinping. Cette nouvelle initiative chinoise s’inscrit dans la continuité des trois dernières, celles pour le développement, la sécurité et les civilisations dans le monde. Ensemble, elles offrent des pistes d’action pour bâtir l’avenir de l’humanité. La Chine poursuivra fermement la voie du développement pacifique et travaillera avec tous les pays à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

La victoire de la guerre de résistance chinoise, nous la devons aussi au soutien de tous les peuples du monde. Je pense d’abord au docteur Jean Augustin Bussière, qui avait transporté à vélo de précieux médicaments vers les bases de résistance chinoises. Son fils, M. Jean-Louis Bussière, a été présent à la commémoration du 3 septembre dernier, et son petit-fils, M. Jean Pierre Bussière, est aujourd’hui avec nous. Je pense aussi à l’arrière-grand-père de M. François Caron qui avait aidé le Parti communiste chinois à publier à Paris Au Secours de la Patrie (GIU GUO SH BAO), le seul journal chinois à l’époque paru en outre-mer. Merci de votre présence, qui nous donne une occasion de revivre cette amitié au-delà du temps et de l’espace.

Pour terminer, j’espère que cette exposition offrira une fenêtre par laquelle nous pouvons passer en revue l’histoire et célébrer l’amitié sino-française. Et surtout, puiser dans l’histoire la sagesse et la force nécessaires pour un avenir de la paix.

Je vous remercie.


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