China Daily : Nous avons noté que Lai Ching-te s’était rendu clandestinement en Eswatini à bord d’un avion de ce pays. Lors de son séjour en Eswatini, il a tenu des propos fantaisistes sur l’« indépendance diplomatique ». Pourtant, la communauté internationale et la population taiwanaise ont qualifié son geste de « comportement de voleur » et de « risée internationale ». Quelle est votre réponse à ce sujet ?
Lin Jian : Récemment, malgré une opposition généralisée, Lai Ching-te s’est faufilé à bord d’un avion étranger et s’est rendu clandestinement en Eswatini en dissimulant les informations relatives aux passagers avec ce pays. Lors de son vol de retour, après que l’utilisation de l’espace aérien lui a été refusée par les pays concernés, Lai s’est à nouveau glissé dans l’avion et a forcé le passage à travers l’espace aérien de ces pays. Tout cela a montré au monde à quel point Lai ne respecte guère l’espace aérien et la souveraineté des pays concernés et se moque de l’opinion internationale. Ce qu’il a fait était extrêmement dangereux et scandaleux. Le fait qu’il se soit rendu clandestinement dans le pays et en soit retourné montre clairement que les actes sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » ne sont qu’une affaire louche et inacceptable pour la communauté internationale. Son geste n’était rien d’autre qu’un coup médiatique scandaleux.
Certains politiciens d’Eswatini, à la solde de Taiwan, ont à tort offert un espace à l’« indépendance de Taiwan ». La Chine condamne fermement ces actes. Ces dernières années, nous avons entendu des voix de tous horizons des soi-disant « alliés diplomatiques » de Taiwan en faveur du développement des relations avec la Chine. Quelle est la bonne voie à suivre ? Saisir la tendance générale de la situation et suivre la volonté de leur peuple, ou continuer à servir de faire-valoir politique et à maintenir les apparences pour Lai Ching-te et ses semblables ? Les hommes politiques de ces pays doivent prendre une décision sage et cesser de s’engager davantage sur cette voie vouée à l’échec.
Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde et Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois. Le principe d’une seule Chine est un consensus international qui bénéficie d’un soutien solide et qui est tout simplement inébranlable. Les actes sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » sont acculés dans une impasse et leurs jours sont comptés. Toute nouvelle tentative de Lai Ching-te pour faire avancer son programme de sécession ne fera que l’enfermer davantage dans une impasse. Nous exhortons les forces sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » à revenir de leurs erreurs et à retourner dans la bonne voie le plus tôt possible.
Reuters : Il s’agit de l’itinéraire de vol de retour du dirigeant taiwanais Lai Ching-te depuis l’Eswatini. D'après l’itinéraire de vol dont nous sommes au courant, il a emprunté une trajectoire assez longue pour regagner Taiwan. La Chine a-t-elle pris contact avec des pays tels que Madagascar et Maurice pour leur adresser des demandes concernant le survol de leur espace aérien par l’avion de Lai ? Par ailleurs, nous avons remarqué que, lors de son voyage de retour, Lai a survolé l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Brunei et l’Australie. La Chine a-t-elle pris contact avec ces pays avant ou après le retour de Lai à Taiwan ? A-t-elle convoqué les ambassadeurs des pays concernés pour discuter de cette affaire ?
Lin Jian : La décision d’ouvrir ou non son espace aérien relève de la souveraineté de chaque État. Les pays concernés, attachés au principe d’une seule Chine, ont refusé de délivrer des autorisations de vol à Lai Ching-te qui a tenté d’effectuer une visite provocatrice à l’étranger. Cette décision juste est pleinement conforme au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, et prouve sans équivoque que le principe d’une seule Chine représente la tendance générale et que les actes sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » ne bénéficient d’aucun soutien populaire.