Question : Le 4 mars, le porte-parole adjoint du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de France a déclaré, en réponse à une question posée sur la décision chinoise concernant le contrôle des exportations envers le Japon, que « la France s'oppose à toute forme de coercition économique et à l'arsenalisation des contrôles des exportations », et que la France « déplore la décision de la Chine ». Quel est le commentaire de l'Ambassade de Chine sur ce sujet ? Réponse : La Chine a récemment inscrit, en vertu des lois et des règlements en vigueur, des entités japonaises sur ses listes de contrôle et de surveillance des exportations. Cette décision vise à préserver sa sécurité et ses intérêts nationaux, à remplir ses obligations internationales en matière de non-prolifération, ainsi qu'à freiner l'expansion militaire du Japon et à contrecarrer toute tentative japonaise de remilitarisation ou d'acquisition d'armes nucléaires. Les mesures prises sont totalement légitimes, rationnelles et légales. La Chine défend toujours fermement le système commercial multilatéral, œuvre à assurer la sûreté et la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. Elle a toujours appliqué des mesures de contrôle d’exportations équitables, raisonnables et non discriminatoires. Les listes susmentionnées ne ciblent qu'un nombre limité d'entités de l'industrie militaire japonaise et ne concernent que des biens à double usage. Cela n’affectera pas les échanges économiques et commerciaux normaux entre la Chine et le Japon, ni la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. C’est plutôt la Chine qui est victime de la coercition économique exercée par des pays occidentaux. Nous nous opposons fermement à la pratique du « deux poids, deux mesures » sur les questions économiques et commerciales internationales.
|