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L'Ambassadeur Deng Li publie l'article « Vers les étoiles et les océans, un avenir commun pour l’humanité » sur MARINE & Océans
2026-07-09 23:29

En juin 2026, l'Ambassadeur Deng Li a publié l'article « Vers les étoiles et les océans, un avenir commun pour l’humanité» sur MARINE & Océans. En voici le texte intégral :

En chinois, l’expression « les étoiles et la mer » (星辰大海) symbolise la quête inlassable de l’humanité vers l’inconnu et l’idéal. Après être sortis des océans, les êtres humains reviennent aujourd’hui vers les profondeurs bleues, mais à un nouveau point de départ. La vision chinoise de l’exploration océanique se reflète dans les propositions du président Xi Jinping : « Renforcer la puissance scientifique et technologique dans le domaine maritime » et « Construire une communauté d'avenir océanique ».

L’innovation dans les sciences et technologies maritimes fait face à des défis spécifiques : investissements élevés, cycles longs et risques importants. En tant que nouveau venu dans la recherche océanique mondiale, la Chine a, grâce à un apprentissage continu, tracé sa propre voie vers la puissance maritime . Elle espère également apporter sa propre contribution au monde.

Une planification à long terme pour parer l’incertitude à court terme

L’exploration des abysses nécessite des décennies, voire des générations, pour porter ses fruits. Une planification institutionnelle à long terme et des ressources durables sont donc indispensables. Guidée par l’esprit d’« accélérer l’innovation scientifique et technologique maritime », la Chine a intégré les sciences et technologies maritimes dans plusieurs plans nationaux successifs, garantissant une croissance continue des investissements en R&D. En 2025, les dépenses nationales en R&D ont atteint 3, 93 billions de yuans (soit 2,80 % du PIB), dont 7,08 % consacrés à la recherche fondamentale.

 C’est cette accumulation à long terme qui a jeté les bases de l’exploration des profondeurs marines. Le navire de forage océanique « Mengxiang » en est un exemple frappant : depuis 2015, plus de 150 institutions ont collaboré pour surmonter les défis technologiques. En 2024, ce navire, à la pointe de la technologie mondiale, a été achevé. Dix ans d’efforts ont été nécessaires pour forger cette épée : ce n’est pas un miracle, mais le fruit inévitable d’une patience stratégique. 

Stimuler l’innovation par la dynamique du marché

La longue période de retour sur investissement constitue le principal frein à l’engagement des entreprises dans les technologies maritimes. Le gouvernement chinois a d’abord créé des scénarios d’application concrets pour orienter les attentes du marché et attirer les capitaux privés. En 2025, à Shantou (Guangdong), un projet intégré « Éolien offshore + aquaculture marine » a été achevé : production d’électricité en surface et élevage de poissons en profondeur, avec une production annuelle de 180 tonnes de poissons à haute valeur ajoutée. Les entreprises, se réjouissant des premiers bénéfices, ont augmenté leurs investissements en R&D.

Cet exemple s’inscrit dans une dynamique plus large. La Chine représente plus de 52% de la capacité éolienne offshore mondiale, avec une croissance annuelle en nouvelle capacité classée première mondialement pendant huit années consécutives. Sa production aquacole représente 56% du total mondial, maintenant sa position de leader. La capacité installée en énergies marines a dépassé 12 000 kW, avec une capacité de production d’énergie houlomotrice en tête mondiale. À ce jour, la Chine compte plus de 12 000 entreprises de haute technologie liées à la mer, avec une valeur de production océanique totale de 11 billions de yuans, soit 7,9 % du PIB.

Protéger l’écosystème marin : une priorité absolue

Le président Xi Jinping a souligné l’importance d’accorder une grande priorité à la construction de la civilisation écologique marine, de protéger la biodiversité marine et de garantir une exploitation et une utilisation ordonnées des ressources océaniques. La Chine est convaincue que seul le respect et la protection des océans permettent une exploitation durable. Elle a été pionnière dans la protection et la quantification des puits de carbone des trois écosystèmes côtiers de carbone bleu: les mangroves, les herbiers marins et les marais salants, et participe activement à la construction de l’Alliance internationale pour la protection des mangroves. 

À l’horizon 2025, la superficie de la plantation des mangroves en Chine a augmenté de près de 38 % depuis le début du XXIᵉ siècle, faisant du pays l’un des rares au monde à enregistrer une augmentation nette. Plus de 1 780 km de côtes ont été restaurés, et la proportion d’eaux côtières de bonne qualité a atteint 84,9 %, en hausse pour la 7ᵉ année consécutive.

Dans le domaine des émissions négatives océaniques, le programme scientifique international ONCE (Ocean Negative Carbon Emissions), lancé par des scientifiques chinois, a attiré la participation de 35 pays et 104 institutions. Il s’agit du premier programme scientifique international dans le domaine marin dirigé par des scientifiques chinois dans le cadre de la « Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable » (2021-2030). Le président Xi Jinping a souligné l’importance d’ « accorder une attention accrue à l’harmonie entre l’homme et la mer » : la protection de l’environnement prime sur le développement, car l’harmonie en dépend.

Ouverture et coopération : le fil conducteur

La planification à long terme apporte de la stabilité, la participation du marché apporte de la vitalité, et la priorité écologique fixe les limites. Ce qui relie ces trois piliers, c’est un fil conducteur unique : l’ouverture et la coopération.

Les grands infrastructures scientifiques nécessitant des investissements à long terme ne peuvent atteindre leur plein potentiel que s’ils sont ouverts à l’international. Les modèles économiques réussis ne peuvent former une synergie que si davantage de pays y participent. L’approche écologique prioritaire ne peut être pleinement mise en œuvre que si elle devient un consensus mondial.

Les courants marins ne connaissent pas de frontières, les espèces marines migrent librement, et les changements climatiques ainsi que la pollution des océans affectent chaque pays. Que ce soit pour la protection transfrontalière des écosystèmes, les alertes précoces transnationales en cas de catastrophe, ou le développement durable des ressources, l’ouverture et la coopération ne sont pas une option, mais une nécessité absolue.

La Chine : bénéficiaire et contributeur actif de la coopération ouverte

La Chine a bénéficié des données partagées du réseau mondial d’observation des océans (Argo), et en retour, elle contribue activement en transmettant ses propres observations, devenant ainsi le deuxième plus grand contributeur de ce réseau. Grâce au programme ONCE, elle a ouvert ses plateformes expérimentales aux participants de 35 pays. 

En 2025, la Chine et le Chili ont mené une expédition scientifique habitée en eaux profondes, au cours de laquelle 83 scientifiques de six pays ont découvert, pour la première fois, un écosystème chimiosynthétique dans la zone la plus profonde de l’hémisphère sud. Les résultats ont été partagés avec tous les pays participants.

À ce jour, la Chine a signé des accords de coopération maritime avec plus de 50 pays et organisations internationales, a co-construit plus de 10 plateformes de recherche conjointes, et s’est engagée à offrir 100 projets de coopération et 5 000 places de formation aux petits États insulaires et aux pays en développement.

L’héritage de la coopération : un moteur du progrès humain

En regardant l’histoire de l’exploration océanique, chaque avancée — de la boussole aux cartes marines, des câbles sous-marins aux médicaments dérivés des organismes marins — a été le résultat d’un transfert et d’une fusion des savoirs entre les nations. L’ouverture et la coopération ne sont pas seulement une nécessité pour le développement des sciences et technologies maritimes, mais aussi une exigence intrinsèque de la pérennité de la civilisation humaine.

L’exploration spatiale, les sciences quantiques, le changement climatique, la santé publique… Aucun domaine scientifique majeur ne peut progresser sans une collaboration mondiale.

Le vrai « étoiles et océans » n’est pas une quête solitaire d’une seule nation, mais un voyage commun pour toute l’humanité. La Chine est prête à travailler main dans la main avec tous les pays, pour avancer ensemble vers les étoiles et les océans qui appartiennent à toute l’humanité.


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